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Fast fashion, slow fashion : quelle est la différence ?

“Slow fashion” : les marques n’ont plus que ce mot là à la bouche. Alors entre greenwashing et consommation de masse, difficile de savoir à quel saint se vouer. Pourtant consommer responsablement n’est pas une tendance, c’est une obligation aujourd’hui. Voici comment faire.


FAST FASHION : LE PRÊT-À-PORTER DE LA SURCONSOMMATION 


Consommer toujours plus de vêtements et accessoires, toujours plus fréquemment, toujours moins cher. 


Le but de la fast fashion ? Toujours vendre plus. Pour cela il faut être très compétitif (toutes les grandes enseignes poursuivent ce même but, il faut donc absolument faire la différence). Les collections sont renouvelées très (très) fréquemment, souvent inspirées de la haute-couture et suivent les dernières tendances, et les prix sont maintenus bas. Le tout, au détriment de la qualité des vêtements et de leur valeur ajoutée. Les grandes chaînes de magasins basent leur bénéfice sur le plaisir ressenti par un consommateur lorsqu’il trouve quelque chose de “nouveau” et peut se l’approprier pour “peu”. Ainsi se crée un cycle vicieux de surconsommation: on achète toujours plus au détriment de ce que l’on a déjà. Ca nous est facile puisque nos vêtements et sous-vêtements s’abîment vite et expirent plus vite encore et qu’il y a toujours du nouveau à découvrir... et puis regarde, c’est pas cher ! Tout ça nous fait perdre tout intérêt pour tout ce qui n’est plus ni nouveau ni excitant. Alors, on remplace vite et facilement ce que l’on a déjà dans notre dressing. On achète, on porte quelques rares fois, on se lasse, on trouve autre chose, on jette et on recommence. 


La logique des chaînes de prêt-à-porter n’est pas sans rappeler celle du lean management de Toyota. Petit rappel de nos cours d’éco : ce terme impressionnant fait simplement référence à un système managérial dans lequel la productivité est le but ultime. On cherche une optimisation de la supply-chain (production + distribution) telle que la rentabilité atteigne son paroxysme. Cette logique, on la doit à l’après-guerre. En effet les guerres ont permis un développement technologique inégalé, et à l’après-guerre le temps est à la reconstruction et aux plaisirs.. Donc à la production et à la consommation à outrance. Nous y voilà. 


les marques de modes et leurs collections complices d’un désastre humain 

“fashion isn’t free. Someone, somewhere, is paying”. Lucy Siegle a bien raison. En effet, si les grandes chaînes de production peuvent se permettre de brader leurs produits, des vêtements basiques aux pièces les plus extravagantes en passant par leurs chaussettes, c’est bien que le prix affiché en premier lieu est largement supérieur à la réelle valeur du bien. On est ici sur une logique d’exploitation quasi-marxiste. Les fibres utilisées sont de mauvaise qualité pour coûter moins cher, les travailleurs sont exploités et donc peu payés (si un t-shirt coûte 29€ en Europe, les ouvriers l’ayant produit ont touché 0,18€) et par conséquent les bénéfices reviennent entièrement aux chaînes de prêt-à-porter. 


Ce système pervers a été exposé après maintes scandales. On pense à celui de Rana Plaza, notamment. L’immeuble à ce nom, construit sans permis, s’est écroulé en avril 2013, tuant des milliers de travailleurs. Dans cet établissement se trouvaient de nombreux ateliers appartenant à de grandes marques de l’industrie de la mode. Seuls les ouvriers étaient présents ce jour-là. Les commerces et la banque de l’immeuble avaient été évacués. Un désastre humain suite auquel des milliers de voix se sont élevées.. semblable à celui, plus récent, des ouïghours. Minorité opprimée et exploitée en totale violation de la charte des droits de l’homme. En mars 2020 l’Australian Strategic Policy Institute (ASPI) publiait un rapport qui ne décomptait pas moins de 83 marques participant à cette infamie. Parmi eux Nike, Adidas, Ralph Lauren, Uniqlo, The North Face, Lacoste… De quoi donner la nausée. 


Des vêtements aux textiles pleins de produits chimiques

Rien d’étonnant lorsque l’on sait à quoi ressemblent les conditions de travail des ouvriers au service de la fast fashion. Green Peace, dans son rapport de 2012 « Les dessous toxiques de la mode », liste un nombre inquiétant de substances chimiques dangereuses (produits cancérigènes, perturbateurs endocriniens..) contenues dans les vêtements produits par certaines marques. 


Cette industrie polluante, on l’a vu, bénéficie des matières premières à faible coût pour une rentabilité toujours plus grande. Alors on y favorise le polyester au lin, coton bio ou autres matières naturelles; les tissus aux fibres plastiques au fibres recyclées; la fourrure aux tissus vegan. De fait, plutôt que des tissus doux et sains, nous nous retrouvons avec des matières polluantes et chimiques.


industrie de la mode et impact environnemental

Ces produits chimiques et polluants utilisés dans la conception des vêtements de fast-fashion ne disparaissent pas ensuite comme par magie. Ils polluent les eaux, sont déversés dans la nature et détruisent notre écosystème. Ainsi la production d’un sweat standard en coton nécessite 8000 litres d’eau et 600g de produits chimiques (c’est d’ailleurs pour cette raison qu’il est capital d’investir dans du coton biologique!). Un jean, avant d’arriver jusqu’à nos garde-robes, parcourt près de 65 000 kilomètres (1,5 fois le tour de la terre). Et là, on parle bien d’un sweat et d’un jean. Pas de tous les vêtements qui s’entassent chez nous. Le documentaire “vêtements, n’en jetez plus” diffusé en 2016 sur France 5 nous apprend en effet qu’en moyenne une femme française achète 30kg de vêtements par an. Elle en portera régulièrement 30%. Moins d’¼ seront recyclé. 


En bref on parle ici de la 2e industrie la plus polluante du monde : production excessive dans un monde globalisé, multiples étapes de production, bilan carbone effrayant, consommation d’eau et de produits chimiques, pollution et transports… 1,2 milliard de tonne de gaz à effet de serre sont émise dans le monde par le seul secteur du textile. Nous, ça nous donne le vertige. Pas vous ? 


Heureusement, il existe aujourd’hui des alternatives.. économie circulaire et slow fashion, on vous explique !



SLOW WEAR : LA MODE ÉTHIQUE ET ÉCOLOGIQUE À PORTÉE DE MAIN

Des voix s’élèvent aujourd’hui. L’impact humain et environnemental de cette fast-fashion de tous les excès semble désormais inacceptable pour beaucoup. La slow fashion est née.


A bas le gaspillage : Proposer des vêtements durables et réduire les invendus

Vous l’aurez compris : la surproduction et la surconsommation sont deux facteurs aggravant une situation environnementale déjà fragile. C’est donc à cela que les marques promouvant une consommation éco-responsable se sont frottées en premier. Dans une logique semblable à celle de la “capsule wardrobe”, les marques éco responsables proposent des vêtements basiques et intemporels qui s’associent facilement. C’est pour cela que chez Mina Storm, les collections de maillot de bain sont suffisamment cohérentes pour permettre de mix and match à l’infini. Les ensembles de lingerie aussi : avec quoi associerez-vous votre brassière en tulle ? Avec sa culotte assortie, du coton coloré ou un blanc éclatant ? Quoiqu’il en soit, fini les pièces qui se perdent au fond du dressing, avec la slow fashion, pas de gâchis. Pas de gâchis donc pas non plus de renouvellement incessant des collections. On produit en petite quantité ce que l’on est sûr de vendre et ce que nos client.e.s porteront à coup sûr (on se connaît, depuis le temps !). C’est en tout cas ce que l’on fait chez Mina Storm. Nos collections sont pensées pour vous plaire autant qu’à nous, et sont toujours en quantité limitées. Nous nous basons beaucoup sur le principe de précommande afin d’être sûre d’avoir juste assez de pièces pour vous toutes ! Le but, pour le dire simplement : ne pas produire pour jeter après. Ça tombe d’ailleurs bien. Pour produire des vêtements qui dureront dans le temps, et choisir la qualité au détriment de la quantité, le mieux reste d’utiliser des matières naturelles et écologiques comme le coton bio, le lin ou encore les matières recyclées. Durable, écologique, hypoallergénique et doux. Que demander de plus ? 


Un véritable engagement équitable et environnemental pour les hommes et femmes travailleurs et pour l’environnement. 

Produire moins, certes, mais surtout produire mieux. Comment se dire éthique et responsables sans prendre en compte les problématiques sociales intrinsèques à l’industrie de la mode ? Certains label vous assurent ainsi que les marques que vous achetez produisent dans le respect de la charte des droits de l’homme. Le label GOTS fait partie d’eux. Il garantit un coton biologique ecofriendly mais aussi des conditions de travail équitables pour les artisans. Parce que ces enjeux nous tiennent à coeur nous sommes en cours de certification. Loin de la fast fashion qui, on l’a vu, perpétue les inégalités, la slow fashion tient compte de ses travailleurs. Leur salaire n’est plus une simple variable mais un coût à respecter. Ainsi, les marques font de la transparence et de la qualité de leurs produits une priorité, tout en diversifiant et en responsabilisant ses acteurs. 


Le rôle des consommateurs : choisir des marques de vêtements transparentes pour un shopping malin 

Vous l’aurez compris, le tout est de consommer moins et mieux. Et oui les consommateurs ont leur rôle à jouer ! Cela peut facilement se faire en mettant votre argent et votre confiance en des marques connues pour leurs engagements et leur transparence. Si les idées revendiquées ne sont pas facilement vérifiables, fuyez ! Les démarches éthiques de ces établissements peuvent se retrouver aussi bien lors de la conception que de la production; mais la consommation a elle aussi un rôle décisif à jouer.


Alors pour une consommation eco-responsable, quelques règles de base. Tout d’abord, prendre son temps. C’est indispensable afin de s’assurer que la pièce achetée est la perle rare à la composition, coupe, et couleur parfaite. Ensuite, privilégiez des vêtements conçus en série limitée (meilleur pour la planète, ces pièces vous rendent uniques) par des marques qui restent transparentes quant à leurs engagements. Avec ça, vous aurez de quoi être fièr.e de votre dressing ! 




VERS UNE INDUSTRIE TEXTILE ÉCO-RESPONSABLE ?

Habits de seconde main, recyclage, les incontournables des réseaux sociaux. 

Depuis quelque temps, friperies et up cycling sont absolument incontournables sur les réseaux sociaux. Quand on vous parlait de prise de conscience, le mot était faible : maintes créatrices de contenus font de la consommation responsable leur fer de lance. Des “come thrift with me” aux tutoriels de coutures, on ne manque pas d’idées pour faire du neuf avec du vieux. Parce que, vous l’aurez compris, pour être écolo à 100% le mieux est encore de consommer consciemment.. Ça veut dire ne pas acheter un 8e jean même si, on sait, c’est un incontournable. C’est acheter ce dont on a besoin, ce qui nous est utile, ce que l’on portera encore et encore. Histoire que ce soit rentable pour le porte monnaie, la place que ça prend dans le dressing, et la planète. On a tout à y gagner. 


L’écologie, un effet de mode pour certaines industries de l’habillement

De ces nouvelles habitudes de consommation découlent de nouvelles manières de communiquer sur des produits. Certaines marques décident de surfer sur cette “mode” de l’écologie, du zéro-déchet et du commerce équitable (qui est tout sauf une tendance, d’ailleurs) et se targuent de proposer des produits écoresponsables  alors qu’il n’en est rien. Attention, donc, à ce tout nouveau phénomène appelé le greenwashing. Produire intelligemment n’est en rien une tendance sur laquelle investir. Des marques éveillées et engagées, ça ne devrait plus être un luxe aujourd’hui. Une garde robe éthique et écolo, c'est une évidence, une nécessité, une obligation. Ainsi, pour s’assurer que ses achats participent à une action environnementale et sociale, le mieux est encore de s’intéresser aux engagements de la marque : où est fabriqué mon t-shirt ? Par qui ? Quelles sont les matières utilisées ? Petit tip : plus une marque est transparente, mieux c’est. C’est vers ces créateurs là que l’on peut aller les yeux fermés. On en sait quelque chose...

 

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