Devenir maman avec les vêtements que j'avais créés à 25 ans
Cet article raconte comment j'ai redécouvert nos propres produits en devenant maman. Pas un journal de grossesse. Une histoire de fondatrice qui retrouve, par accident, sa propre marque.
Sommaire
- 2016 : MINA STORM avant la maternité
- La grossesse, ou comment j'ai redécouvert le Nobratop® KIM
- Le post-partum, ou comment j'ai redécouvert RORY et CARLOTTA autrement
- L'allaitement, ou comment SHANKA est devenu (par hasard) l'allié de mon tire-lait
- Aujourd'hui : ce que je porte en boucle
- La durabilité, ou pourquoi je ne pose plus la question
- Emy et le Nobratop® LANA : une autre redécouverte, vue de l'extérieur
- Ce que ma grand-mère couturière m'a transmis sans que je le sache
- FAQ : grossesse, allaitement, post-partum
Quand j'ai créé MINA STORM en 2016, j'étais tout juste jeune adulte. Et je n'aurais vraiment, vraiment pas imaginé qu'aujourd'hui, 9 ans plus tard, tant de femmes et de (futures) mamans porteraient nos collections.
À l'époque, mon idée c'était de révolutionner la lingerie pour ma génération. Pour les jeunes femmes (dont moi) qui n'étaient plus du tout alignées avec les marques traditionnelles ; celles qui parlaient encore de séduction homme-femme avec leurs campagnes « fais-le craquer ». Bref. Je voulais des pièces pensées par des femmes, pour des femmes. Sans armatures, en coton, qui respectent le corps et la planète. À l'époque, c'était rare.
Le concept du Nobratop®, lui, est arrivé bien plus tard, en juin 2021, avec le lancement du Nobratop® KIM. Un intermédiaire entre le no-bra et le soutien-gorge sans armature, pensé pour les femmes qui ne se reconnaissaient ni dans l'un ni dans l'autre. Maintien horizontal par la matière doublée sur l'avant. Et (le détail qui change tout, vous allez voir) zéro élastique sous la poitrine.
Et puis je suis tombée enceinte de ma fille.
Là, dans le silence de ma propre garde-robe (parce que franchement, je ne savais pas trop par où commencer côté maternité), j'ai redécouvert mes propres produits. Un par un. En commençant par le KIM, qui est très vite devenu le seul truc que je pouvais porter. Pendant neuf mois.
Si je vous raconte cette histoire aujourd'hui, c'est qu'on a été contactées récemment par Bliss Stories, le podcast que j'ai absolument adoré écouter et qui m'a accompagnée pendant toute ma grossesse et mon post-partum. Je suis allée voir leur spectacle et j'ai pleuré et ri à la fois. Quand Bliss nous a proposé de participer au Bliss Festival 2026, j'étais beaucoup trop heureuse.
Du coup, j'avais envie de vous raconter comment j'ai redécouvert nos propres produits en découvrant la maternité. Avec des pièces qui n'avaient pas été conçues pour ça, mais qui sont (re)devenues, par accident, absolument idéales.
2016 : MINA STORM avant la maternité
Je l'ai dit plus haut : en 2016, je créais pour ma génération. Pas pour les mamans, pas pour les femmes enceintes, pas pour les femmes qui allaitent. Pour les jeunes femmes qui voulaient des sous-vêtements confortables, en coton, sans armatures, qui respectent le corps et la planète.
L'idée du Nobratop® est arrivée bien plus tard. En juin 2021, on lance le KIM : un intermédiaire entre le no-bra (rien) et le soutien-gorge sans armature. Un produit pour les femmes qui en avaient marre de leur soutien-gorge à armatures, mais qui ne voulaient pas non plus se passer de maintien.
L'idée technique : pas d'élastique sous la poitrine. Le maintien se fait à l'horizontale, par la matière doublée sur l'avant. Une opinion produit assumée. Et c'est ce détail, justement, qui va se révéler décisif quelques années plus tard.
La grossesse, ou comment j'ai redécouvert le Nobratop® KIM
Quand je tombe enceinte, j'ai besoin rapidement de vêtements. Je commence par acheter un collant et une robe, que je mets à peu près tous les jours.
Mais mes seins deviennent très sensibles, notamment les tétons. Ma poitrine s'alourdit. J'ai besoin d'un maintien en plus. Sauf que les brassières me serrent trop sous les seins. La zone du diaphragme et de l'estomac, surtout, qui me serre avec les brassières.
Le seul truc qui passe, c'est le Nobratop® KIM.
L'avantage du KIM, c'est qu'il n'a pas d'élastique sous poitrine, justement. Le maintien se fait à l'horizontale par la matière doublée sur l'avant. Comme il n'y a pas cet élastique sous la poitrine, il n'y a aucune compression sur le diaphragme. Le maintien est uniquement sur la poitrine, de manière horizontale. C'est exactement ce qu'il faut pour une femme enceinte qui va avoir le ventre qui prend du volume et qui ne veut surtout pas être serrée entre la poitrine et le ventre, parce que c'est une zone qui tire déjà beaucoup.
« Je me retrouve à porter, presque par hasard, un produit qu'on avait inventé pour toute autre chose. Et qui était finalement le meilleur produit possible pour une femme enceinte. »
Pourquoi on parle autant du diaphragme pendant la grossesse
Pendant la grossesse, l'utérus en croissance pousse le diaphragme vers le haut. Ce qui peut provoquer essoufflement, oppression respiratoire, brûlures œsophagiennes, reflux. Toute compression sous la poitrine (élastique de brassière, armature, bande sous-poitrine) aggrave la sensation. Les Nobratops® sans bande sous-poitrine sont conçus pour ne créer aucune pression sur cette zone. Source : Doctolib.
Pendant les neuf mois, je shifte complètement. Je ne porte plus que des Nobratops®. Plus du tout de brassières. Je ne peux plus physiquement porter des choses qui me serrent au niveau du diaphragme.
Le Nobratop® qui m'a accompagnée toute la grossesse
Le post-partum, ou comment j'ai redécouvert RORY et CARLOTTA autrement
Sur la partie post-partum, j'ai toujours un ventre assez rond. C'est tout à fait normal quand on vient d'accoucher.
Porter le KIM fait que je n'ai pas cette sensation, qui est pourtant assez agréable après l'accouchement, d'avoir quelque chose qui vient enrober et maintenir le ventre. Les doulas font un soin pour ça, je crois que ça s'appelle le rebozo.
C'est là que je redécouvre des pièces comme le Nobratop® RORY ou le Nobratop® CARLOTTA. Plus ajustées sur le ventre. Le maintien de la poitrine vient de l'ajustement du tissu très stretch sur l'avant du corps. Du coup, ces pièces apportent ce côté finalement un peu gainant, qui est très, très agréable en post-partum. Pas du tout compressif, parce que chez MINA STORM tout ce qu'on fait est confortable. Là, c'est du légèrement gainant, confortable en coton ou en écovéro (une fibre synthétique, certes, mais à base de bois, donc ça reste naturel). Ça vient légèrement contenir le ventre et apporter une sécurité, un petit effet contenant.
Le Nobratop® CHARLOTTE n'existait pas encore à l'époque, mais il aurait clairement été dans mes préférés pendant cette période.
Mes essentiels post-partum
L'allaitement, ou comment SHANKA est devenu (par hasard) l'allié de mon tire-lait
Pour le tire-lait, j'avais acheté les Perifit nomades, ces deux grosses coques qu'on glisse directement dans le soutien-gorge.
Je ne savais pas trop dans quoi les placer. Dans les Nobratops® sans maintien sous-poitrine, ça glissait : ils ne sont pas tenus sous la poitrine.
Et là, je redécouvre une de nos formes phares : le Nobratop® SHANKA. À l'époque, je le portais peu. J'étais très, très KIM. Et surtout avec la grossesse, je n'avais pas du tout porté SHANKA, justement parce qu'il a un maintien sous la poitrine, à l'inverse des autres.
SHANKA n'est pas une brassière intégrée. C'est une doublure avec une légère bande élastique sous la poitrine, qui n'est pas séparée du top. Un produit particulier qu'on adore et que les femmes adorent. Et qui se révèle absolument parfait pour maintenir mes tire-laits nomades.
« Je n'avais absolument aucune idée que l'on utiliserait un jour SHANKA pour glisser un tire-lait nomade. C'était une découverte géniale pour nous. »
Aujourd'hui, on a aussi le Nobratop® ZIA et le Nobratop® LIA, qui seraient des produits parfaits pour mettre un tire-lait nomade. Le body EMMA, que je mettais aussi pendant la grossesse, était très pratique pour l'allaitement également.
Mon allié allaitement
Aujourd'hui : ce que je porte en boucle
Dans ma vie quotidienne, je me réveille assez tôt, parce que sinon je ne peux pas avoir ma petite routine avant le réveil de ma fille. Chaque minute est importante : c'est vraiment mon petit temps à moi.
Quand je m'habille, je vais toujours au plus confortable. Mes journées vont vite. Je ne peux plus me permettre d'avoir des talons qui me font mal aux jambes, un haut dont les bretelles vont tomber, ou un vêtement qui me comprime et me fait mal au dos.
« J'ai besoin que mon quotidien s'allège. Que ma charge mentale s'allège. Et donc mes vêtements ne viennent pas me rajouter de charge mentale. »
En fonction de la météo, je pioche franchement dans nos Nobratops®, parce que c'est vraiment mes t-shirts préférés. Soit je mets des Nobratops® entièrement doublés devant, sans brassière, pour les jours où je n'ai pas envie d'avoir un grand maintien. Je mets même parfois des pulls sans manches par-dessus, notamment un pull Ganni sans manches que j'adore et que je mets souvent sur le Nobratop® FERRAT (la collab avec Sabina Socol).
En enfilant un Nobratop®, ma journée commence et je ne me pose pas de questions. C'est ça qui enlève de la charge mentale. Mon t-shirt de la journée est en coton : une matière dans laquelle on se sent bien, qui est respirante, qui ne va pas sentir mauvais, et qui va s'adapter à mes mouvements.
« Je peux prendre mon vélo. Je n'ai pas de sujet. Mon vêtement ne devient pas ma portée de contraintes ou de charge mentale en plus dans ma journée. »
Et entre la grossesse et aujourd'hui, la liste s'est encore allongée. Je porte aussi beaucoup le Nobratop® SUKI, le Nobratop® LEONOR, et le SHANKA quand je vais au yoga.
La durabilité, ou pourquoi je ne pose plus la question
Je n'en ai pas non plus des dizaines. Comme nos clientes, j'ai peut-être 6 ou 7 Nobratops®, hors les t-shirts. Je ne sais même pas trop, en fait.
Ce que j'adore, c'est que je ne me pose pas de questions. Ils sont dans le bac à linge, ils passent tous à 30 ou 40 si ça rentre dans la machine des vêtements de ma fille. Je ne me pose même pas la question de savoir s'il faut les laver en délicat ou pas. Ils se lavent avec tout le reste. Je peux les mettre au sèche-linge. Il n'y a même pas de sujet.
C'est encore une charge mentale en moins dans ma vie de maman : je sais que mes produits ne bougent pas, qu'ils sont durables. J'ai des Nobratops® que je porte depuis hyper longtemps. Je ne saurais même pas dire combien de fois je les ai lavés. Ils passent au lavage toutes les semaines, et ça fait plusieurs années que je les ai.
C'est ce que j'ai toujours voulu créer pour MINA STORM : des basiques durables. De très beaux basiques durables, qui facilitent le quotidien, et qui ont un excellent rapport qualité-prix. Je ne dis pas ça parce que c'est ma marque. Je le dis parce que je les porte moi-même, et je ne supporte pas l'idée d'avoir des produits qui changent de couleur au bout de trois lavages ou qui se déforment.
C'est pour ça aussi qu'on a très peu de matières dans nos collections. Vous allez toujours retrouver les mêmes. Parce qu'on met énormément de temps à choisir nos matières. Parfois plusieurs années. J'ai un projet en tête, en ce moment, pour lequel je n'arrive pas à trouver la matière qu'il me faut. J'espère qu'on va trouver bientôt.
Emy et le Nobratop® LANA : une autre redécouverte, vue de l'extérieur
Une des choses que j'adore, c'est de voir des mamans porter nos produits. Notamment Emy, qui était notre super directrice marketing, et qui a beaucoup porté nos Nobratops® pendant sa grossesse. Elle portait beaucoup le RORY et le Nobratop® LANA.
Le LANA, c'est un Nobratop® de maillot de bain, comme un petit débardeur : entièrement doublé devant, avec de fines bretelles. Il est fabriqué comme le RORY, c'est-à-dire que la doublure est uniquement sur l'avant. Ça ne comprime pas le diaphragme, c'est très pratique pour la grossesse.
J'ai des photos d'elle dans l'eau à plusieurs mois de grossesse qui me touchent énormément. C'est génial de visualiser qu'on aide les femmes même dans ces moments où elles ont le plus besoin de soutien.
« On accompagne les femmes dans leur plus grande puissance et à la fois dans leur plus grande sensibilité. Notre magie est vraiment à cet endroit-là, dans cette presque ambiguïté, mais choisie. »
Le maillot d'Emy
Ce que ma grand-mère couturière m'a transmis sans que je le sache
Ma mère est fille de couturière. J'ai toujours baigné dans les tissus, les patrons, la couture, les fils à coudre et les aiguilles.
Elle me racontait qu'elle avait très peu de vêtements quand elle était jeune. C'est sa mère qui lui cousait, avec des tissus qu'elle trouvait. Elle en avait peu, mais ils étaient très beaux, très bien coupés, très bien cousus. Ils duraient longtemps. Il y a encore des vêtements à elle de sa fin d'adolescence qui sont aujourd'hui absolument magnifiques, et qui ont été cousus par ma grand-mère. C'est quelque chose qu'elle m'a vraiment transmis : que la qualité prime sur la quantité.
Ma grand-mère venait de Croatie. Elle n'avait pas énormément de sous. Elle était couturière. Ce n'était pas la même époque qu'aujourd'hui où on achète des vêtements toutes les semaines. À l'époque, on avait quelques beaux vêtements, quelques ensembles, et on les portait beaucoup. Il fallait qu'ils durent dans le temps.
Je n'ai jamais eu une opulence excessive de vêtements en grandissant. Chaque année, on achetait un manteau, un beau pantalon, une belle paire de chaussures. J'avais cette notion de qualité, d'acheter quelque chose de durable et qui va bien. Il y avait aussi une notion de fitting. Ma mère ne supportait pas les vêtements mal coupés. Moi, j'en achetais quand même parce que je ne voyais pas forcément que c'était mal coupé. Ça l'énervait.
Il y a tout ça dans MINA STORM aujourd'hui. Cette sensibilité au fitting, à la coupe, à la qualité.
FAQ : grossesse, allaitement, post-partum
Peut-on porter un soutien-gorge à armatures pendant la grossesse ?
Ce n'est pas interdit, mais c'est rarement confortable, surtout en deuxième et troisième trimestre. Les armatures et les élastiques sous la poitrine peuvent comprimer la zone du diaphragme, qui est déjà sollicitée par l'utérus en croissance. Les Nobratops® sans bande sous-poitrine (KIM, SUKI, ARYA, LANA) sont conçus pour ne créer aucune compression sur cette zone.
Quel Nobratop® choisir pour la grossesse ?
Le Nobratop® KIM est celui qui m'a accompagnée toute ma grossesse : pas d'élastique sous poitrine, maintien horizontal par la matière doublée sur l'avant. Le SUKI, le ARYA et le LANA (maillot) sont construits sur le même principe.
Comment soutenir sa poitrine pendant l'allaitement sans compresser ?
Privilégier les Nobratops® avec maintien doux sous la poitrine, type SHANKA, ou les modèles avec brassière intégrée, type ZIA et LIA. SHANKA est aussi très pratique pour glisser un tire-lait nomade type Perifit.
Quelle matière privilégier pour la lingerie post-partum ?
Le coton bio (matière naturelle, respirante) ou l'écovéro (fibre à base de bois, naturelle). Éviter les matières synthétiques si la peau est sensible (l'eczéma ressort souvent à la grossesse).
Combien de Nobratops® acheter pour la grossesse et après ?
J'en ai 6 ou 7 et ça suffit. Le but des Nobratops® MINA STORM, c'est qu'ils durent : ils se lavent à 30 ou 40 degrés avec le reste, vont au sèche-linge, et tiennent plusieurs années sans s'affiner ni perdre leur tenue.
Découvrez la collection Maternité MINA STORM
Nos pièces préférées (KIM, RORY, SHANKA, CHARLOTTE, ZIA, LIA, LANA, body EMMA) pour accompagner toutes les étapes de la vie de maman.
On vous attend au Bliss Festival 2026.
Plus sur l'autrice : Samantha Montalban, fondatrice MINA STORM
Samantha